L'échec de la prescription taille unique

L’approche « one size fits all » ne fonctionne plus. A-t-elle déjà fonctionné ?

What constitutes evidence-based medicine today is what is good for a large population, not for any particular individual. 

Another major deficiency of medicine is the use of experts to make recommendations or « guidelines » for a large proportion of decisions for which no or minimal data exists. These guidelines, typically published in major specialty journals, have a pronounced impact, as they are believed to represent the standard of care, even though they are based on opinion with a paucity of facts.  

- Eric Topol, The Creative Destruction of Medicine

L'échec des programmes standardisés

Les approches reposant sur la prescription de programmes d'exercice ou de nutrition peinent à montrer un impact durable à l'échelle d'une population. Ces interventions sont souvent ponctuelles alors que les enjeux de santé comme le vieillissement et les maladies chroniques, ou tout simplement la prévention, demandent une approche continue

Sans personnalisation, on a l’impression de devoir fournir un effort disproportionné pour adopter ou maintenir une habitude par rapport aux gains observés, ce qui mène au découragement et à l’abandon. Et pourtant, on continue de se référer à ces programmes génériques et d’en faire la promotion.

Le besoin d'un changement 

L’augmentation de l’incidence des maladies chroniques, l’amélioration des traitements qui rendent chroniques des maladies autrefois fatales comme le cancer et le vieillissement de la population font partie des facteurs qui créent une pression croissante sur le système de santé. 

Cette logique prescriptive d’interventions ponctuelles hautement dépendantes des professionnels de la santé, qui vise à nous traiter et nous soigner, s’épuise. Cette logique nous laisse souvent l’impression d’être dans une boîte noire où on attend la prochaine recommandation et la permission de poser la prochaine action, sans trop comprendre pourquoi. 

On attend. 

On attend, alors qu’on pourrait prendre action de manière autonome et responsable.

Même si ce n’est pas parfait.

Et surtout, avant d’avoir besoin de soins, pour éviter ou retarder le moment où les soins deviendraient nécessaires. L’idée de passer de cette logique prescriptive à une approche continue, personnalisée et autonome permettrait à chacun de choisir et d’influencer activement sa propre trajectoire de santé.

Rendre l'investissement visible

Imaginons la santé comme un capital dynamique à gérer, non pas dans une optique de prédire l'avenir parfaitement, mais de comprendre les conséquences futures de nos choix présents. 

Pour que la prévention devienne un processus concret et accessible.

Chaque jour, j’investis dans ma santé.

Chaque jour, j’investis dans ma santé.